Présentation du projet
Le projet RESPITE (Projet régional d’intervention d’urgence en énergie solaire) vise à renforcer rapidement la production d’énergie renouvelable dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest : le Libéria, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo. Il s’inscrit dans la réponse du Groupe de la Banque mondiale à la crise énergétique régionale aggravée par la guerre en Ukraine.
Au Tchad, le projet finance la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 35 MWp / 30 MWac, couplée à un stockage par batterie d’environ 60 MWh. Le site retenu se trouve à Gassi (7ᵉ arrondissement de N’Djamena), sur une superficie de 100 hectares, à proximité de la sous-station électrique existante. La centrale produira entre 58 et 62 GWh par an et sera raccordée au réseau par une ligne 90 kV.
Objet de l’étude
L’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) identifie, analyse et évalue les risques et impacts environnementaux et sociaux des travaux, puis propose les mesures pour éviter, réduire, atténuer ou compenser les effets négatifs et renforcer les effets positifs. Elle répond aux exigences du Cadre environnemental et social de la Banque mondiale — 8 des 10 Normes environnementales et sociales sont applicables — ainsi qu’à la législation tchadienne (loi n°014/PR/98).
Principaux enjeux
- Effets positifs : une électricité plus propre et plus abordable, un réseau plus fiable, des emplois locaux et une baisse des émissions liées aux combustibles fossiles.
- Effets négatifs et risques : défrichement et perte de végétation, production de déchets, émissions atmosphériques et sonores, risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et des populations, et risques d’exploitation, abus et harcèlement sexuels (EAS/HS) liés à l’afflux de main-d’œuvre.
Mesures de gestion
Un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) encadre la mise en œuvre : mesures d’atténuation, recrutement prioritaire de la main-d’œuvre locale, code de conduite et dispositif de prévention et de réponse aux EAS/HS, mécanisme de gestion des plaintes, et programme de surveillance et de suivi. Le budget global du PGES est estimé à 866 620 000 FCFA, soit environ 1 444 367 USD.
Consultation des parties prenantes
65 personnes ont été consultées lors de la campagne d’information et de consultation publique. Leurs préoccupations ont été intégrées dans l’analyse des mesures d’atténuation.
Conclusion
La centrale solaire de N’Djamena renforcera l’accès à une électricité fiable et propre pour la capitale, à condition d’appliquer rigoureusement les mesures du PGES tout au long des phases de construction et d’exploitation.